The end of the world Running Club – Adrian J. Walker

 Plus personne n’attend rien de bon, ni rien de grand, d’Edgar Hill. À 35 ans, il est un père et un mari absent, et un homme éteint. Mais le désastre, souvent, nous révèle à nous-mêmes. Séparé de sa femme et de sa fille par plus de 800 kilomètres, Edgar n’a qu’une seule option pour les rejoindre. Courir. Courir jusqu’à l’épuisement. Dépasser ses limites. Se battre contre soi-même. Et contre les dangers qui, tout au long de sa traversée d’un Royaume-Uni dévasté par une catastrophe, menaceront jusqu’à sa survie même. S’il n’arrive pas à temps, il perdra sa famille. Pour toujours. 

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The End Of the World Running Club – où comment brisé mon cœur. C’est une histoire encore une fois de fin du monde, un monde post-apocalyptique. Et comme toujours, ce que j’aime dans ces livres, c’est l’attitude et la réaction de l’être humain face à ce genre de situation. Je n’ai pas été déçu à travers ce livre.

On y rencontre donc, Edgar, sa femme et ses deux enfants. C’est un père de famille pas réellement impliqué, endormi par une société qui le rend fainéant et jamais content de ce qu’il a. On ressent vraiment sa lassitude de cette vie, qu’il n’a peut-être pas tellement envie au final. On ne sait pas trop ce qui le motive réellement, ce qui lui donne envie.

Ce livre est une lutte face à cette catastrophe, une lutte face à la vie, une lutte face à soi-même. Les premiers temps du livre, c’est l’appréhension. On est dans le flou total, on ne sait pas ce qu’il va se passer. Ce n’est pas la même approche que, comme j’ai pu le constater, dans d’autres livres de ce genre. Dans les autres, tout n’est qu’une succession d’événements, on ne s’arrête pratiquement jamais et on se sent acteur de l’histoire. Alors que là, la sensation est toute autre. A vrai dire, j’ai eu l’impression d’être Edgar face à sa vie. C’est-à-dire, comme si je flottais au-dessus des événements sans vraiment savoir comment réagir, comment interpréter les choses. Une sorte de détachement. J’étais aussi perdue qu’Ed et les choses m’échappaient au fur et à mesure du temps qui passait.

S’en suit le nœud central de l’histoire : la course. Au risque de vous spoiler, je ne raconterai pas le pourquoi du comment, mais cette course effrénée, contre la montre et contre soi-même est une succession de remise en question. J’ai eu l’impression de vivre deux histoires à la fois : la réelle histoire avec ce qu’il se passait dans leur quotidien et le message peut-être plus spirituel qui transparaissait. C’est assez étrange d’essayer d’expliquer ça en réalité. Ce livre m’a vraiment touché, dès les premières pages parce qu’il a une approche de la vie tout à fait véridique et pas exagérer. Ce n’est pas surjouer, c’est juste sincère. Et franchement, je ne suis pas du genre à mettre des post-it dans les livres quand je tombe sur une belle citation, (parce que généralement quand je lis, je ne les ressens pas vraiment, c’est après coup que je me dis « ah oui ! C’est cool comme citation »), mais alors là, mon dieu, dès les premières pages, certaines phrases ont fait écho en moi.

A propos des personnages, il n’y a pas eu une seule fausse note à mon sens. Ce groupe d’individu, si hétérogène, a su trouver un fil conducteur dans leur lutte, et c’est ça qui est magnifique. J’ai adoré chaque personnage, avec un bonus sur Bryce et Harvey.

Oserais-je parler de cette fin qui m’a chamboulé ? J’ai ressentit une petite longueur vers la fin, comme si l’auteur essayer de tirer et tiiiiiiiiirer sur son histoire juste pour rajouter encore un petit peu de mots. Mais je pense que c’est vraiment le seul point négatif que j’émettrais.

Mais que dire de cette fin, réellement ? Elle m’a bouleversée. Tout au long du livre, il y a eu cette double temporalité entre la réalité et la spiritualité, et personnellement, j’ai trouvé que la fin faisait enfin se rencontrait les deux. Il y a eu une sorte d’osmose, comme une paix à l’intérieur de personnage qui a enfin su trouver sa paix intérieur.

Je ne peux que vous conseiller ce livre qui traite de la vie d’une autre façon, qui n’est pas utopiste mais profondément humain.

 

« Votre premier instinct vous pousse-t-il à relever les autres, ou à les piétiner ? Cette bête à l’intérieur de vous, celle dont vous pensez qu’elle est fermement attachée à son poteau, celle que vous avez apprivoisée à force d’art, d’amour, de prière ou de méditation : elle est à peine muselée. Le nœud est fragile. Le poteau est cassant. Il suffit de deux mots et d’une sirène pour arracher tout ça. »

 

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