Pourquoi lire Le Fléau de Stephen King ?

Hello les bouquivores !

Je reviens pour vous parler de mon roman préféré (même si le mot est faible pour exprimer ce que je ressens). J’espère sincèrement que vous prendrez le temps de lui donner la chance qu’il mérite et, bonne lecture !

 

Il a suffit que l’ordinateur d’un laboratoire ultra-secret de l’armée américaine fasse une erreur d’une nanoseconde pour que la chaîne de la mort se mette en marche. Le Fléau, inexorablement, se répand sur l’Amérique et, de New York à Los Angeles, transforme un bel été en cauchemar. Avec un taux de contamination de 99,4 %.
Dans ce monde d’apocalypse émerge alors une poignée de survivants hallucinés. Ils ne se connaissent pas, pourtant chacun veut rejoindre celle que, dans leurs rêves, ils appellent Mère Abigaël : une vieille Noire de cent huit ans dont dépend leur salut commun. Mais ils savent aussi que sur cette terre dévastée rôde l’Homme sans visage, l’Homme Noir aux étranges pouvoirs, Randall Flagg. L’incarnation des fantasmes les plus diaboliques, destinée à régner sur ce monde nouveau.
C’est la fin des Temps, et le dernier combat entre le Bien et le Mal peut commencer.

Sorti en 1978, Le Fléau est LE roman de King à mon sens. C’est un véritable chef-d’oeuvre et je ne ferais que louer ce bouquin, parce qu’il m’a changé du tout au tout. 

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Ne vous arrêtez ô grand jamais à sa date de sortie parce qu’il peut être entièrement transposer à notre époque. C’est le quatrième romans de King, même s’il y a eu une réédition en 1990 avec des passages rajoutés.

Ce roman est ce qu’on peut nommer un coup de coeur littéraire (intergalactique de la mort qui tue). J’ai lu ce roman à mes 17 ans et depuis ce jour-là, je ne parviens pas à me l’enlever de la tête. Il m’a vraiment marqué et je pense même aller jusqu’au bout de l’idée en me faisant un tatouage qui y fait référence. Alors, peut-être me prendrez-vous pour une folle, mais par moment, certains écrivains parviennent à trouver les mots pour toucher plus que d’autres, et c’est le cas de King. Ce roman en est l’apogée.

J’ai pourtant commencé à le lire sous la version intégrale en un tome. Le truc pèse 6,5kg et j’ai mis trois mois à le lire. Autant vous dire, que je m’étais embarquée dans une aventure de malade, mais je ne le regrette absolument pas. Je peux encore vous dire quand et où j’étais, lorsque je l’ai refermé.

 

Bon entrons dans le vif du sujet :

La 1e partie: La Super-Grippe

Ce qu’il faut savoir, c’est que je suis une fan incommensurable de dystopies et encore plus de fin du monde. C’est un genre qui me fascine et je dirais même m’obsède. Je suis certaine au fond de moi, qu’on arrive à une époque où la fin de notre civilisation est de plus en plus proche. Ça doit être dans un élan inconscient de catharsis que je m’y intéresse autant du coup ahah. Mais je dois avouer que trouver un livre qui traite autant de toute cette dimension post-apo, ce n’est vraiment pas simple.

J’en ai lu pourtant pas mal, mais généralement, ce n’est jamais autant poussé et analysé que chez King. Alors oui, King est connu pour ces descriptions parfois abusives, avec beaucoup de détails, mais ici, c’était simplement nécessaire. On suit l’histoire de plusieurs personnes des quatre coins des Etats-Unis et on va les voir affronter la Super-Grippe du début, jusqu’à la fin. Il n’y a pas de coupures, pas d’avances dans le temps, tout se déroule et on est spectateur de cet destruction de la société sans qu’on y puisse quelque chose.

Il y a ce côté vrai que je recherche partout dans mes lectures (vous devez l’avoir compris si vous lisez régulièrement mes chroniques) alors ici j’ai été servi ! J’ai été réellement fascinée par cette analyse de l’Homme: King pousse ses personnages au maximum et les explore jusqu’au fond. C’est vraiment une étude de l’être humain face à des événements aussi impensables.

On voit la société tombée au fur et à mesure: comment la politique tente de cacher ce qui se passe ? Comment les individus tentent de se défendre ? Et surtout  comment survivre par rapport à ça ? C’est ma partie favorite du bouquin. Je l’ai relu il y a quelques mois mais la version poche en trois tomes et je peux vous dire, que j’ai été encore et toujours sous le charme de la maîtrise de King face à cette situation.

La 2e partie: le regroupement :

Ce qui est excellent avec ce roman (ou ces romans, ça dépend l’édition au final), eh bien, c’est qu’il regroupe plusieurs genres en un ! Si le début est fatalement une fin du monde comme on les aime, la suite se révèle beaucoup plus dans un univers fantastique. Les différents personnages vont être amener à faire des rêves : soit de Mère Abigaël, soit de l’homme noir. A travers ça, deux clans vont se former de part et d’autre des EU. C’est ce qui les amène à se rencontrer et se regrouper. Ils vont devoir réapprendre à vivre dans un nouveau monde, notamment vidé de toutes ressources.

Il peut y avoir à ce moment quelques longueurs, mais cela reste parfaitement intéressant. Je sais que si une chose comme ça m’arrivait, j’ai très peur de ne pas savoir y faire face. Ici, c’est tellement réel, on dirait, que ça m’a permis de  m’y projeter.

La 3e partie : la lutte du bien et du mal :

Chez King, on retrouve de façon récurrente cette dimension manichéenne de la vie, de cette lutte éternelle entre le Bien et le Mal. On le retrouve dans Ça avec Pennywise qui revient tous les 27 ans, on l’observe aussi facilement dans la Tour Sombre avec l’homme en noir et le Pistolero. D’ailleurs, l’homme en noir est exactement le même que celui du Fléau. On peut vraiment trouver cette dimension également dans Bazaar ou Shining.

Et, de ce fait, j’aime énormément cette façon de voir les choses de Stephen King. Ce n’est pas redondant comme on pourrait le penser, car c’est toujours présent dans un contexte différent. Mais ici, c’est la lutte la plus épurée qui soit: deux clans, le bien et le mal, et un affrontement. Qui gagne, qui perd et comment ?

Au final, c’est une très belle façon de représenter la vie de toute les jours. Il y aura forcément du mal dans la vie des Hommes, rien ne peut détruire définitivement cet aspect. Mais sans ce mal, on ne connaîtrait pas la valeur du bien, et c’est le message que j’ai compris à la lecture de ce chef-d’oeuvre.

En définitive ? 

Lisez-le. Ne passez pas à côté d’un roman tel que celui-là parce que ce serait encore pire que dommage. Je n’ai pas les mots nécessaire pour exprimer à quel point ce roman est incroyable. Et même si vous n’aimez pas, vous aurez au moins essayer, et ce sera déjà une très grande victoire pour moi.

 

 

•··•

Tu ne peux pas empêcher ce qui va arriver, la Mort gagne toujours.
Le Bien et le Mal sont en nous, à nous de choisir quel chemin suivre

•··•

L’homme a peut-être été créé à l’image de Dieu, mais la société a été créée à l’image de Son grand ennemi.

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17 commentaires

      1. Ben personnellement ça ne m’a jamais effleuré en fait :p
        Si je n’avais pas été, par hasard, en possession de IT, je n’aurais probablement même pas commencé à m’intéresser à lui (Bon peu-être vu que j’aime bien les adaptations des romans en général lol)

        Aimé par 1 personne

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