Marche ou crève – STEPHEN KING

Hello les bouquivores !

J’ai lu Marche ou crève de Stephen King et ce fut une agréable lecture !

Mieux que le marathon… la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l’arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition… sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars.

Sur la route, le pire, ce n’est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l’aboiement des fusils. Le pire c’est cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu’il faut affronter : la foule, qui harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. L’aventure est formidablement inhumaine. 

Les participants continuent de courir en piétinant des corps morts, continuent de respirer malgré l’odeur des cadavres, continuent de vouloir gagner en dépit de tout., Mais pour quelle victoire ?

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C’est un petit livre que j’ai dévoré en deux jours. Je n’arrivais plus à le lâcher et encore aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi, il m’attirait autant. Parce qu’en y réfléchissant, il n’y a pas vraiment d’actions de folie, on suit juste Garraty et 99 autres marchaient sans s’arrêter. Il n’y a pas d’autres points de vu, on ne connaît pas le monde dans lequel ils vivent, ni à quelles années.

Pour autant, cette lecture a su m’appâter. Je ne quittais jamais mon livre que ce soit chez moi, dans les transports ou entre les cours ! Anecdote plutôt pas mal: j’ai terminé le roman durant un cours parce que mon prof a eu l’audace d’arriver à 3 pages de la fin ! (bien sur, je ne pouvais pas attendre deux heures pour me faire les quelques pages restantes).

Ce qui m’a plu, c’est vraiment le côté psychologique du livre: jusqu’où  peut-on aller physiquement ET mentalement sous la menace planante de la mort ? Est-ce qu’on serait capable de marcher sans s’arrêter durant 5 jours à 6,5km/h ? Personnellement, je pense que mon corps m’aurait lâché dès les 10 premiers kilomètres ahah. De plus, ce qui fait l’attrait de l’ouvrage, ce sont les liens qu’entretiennent les marcheurs entre eux. Ils savent que la victoire sera quand il n’en restera qu’un. Donc on aurait pu penser que ce serait chacun pour soi, mais au final, des groupes se forment et à travers des sujets de discussions très divers (et parfois très incongrus !), on s’attache énormément aux personnages. La solidarité qui se forme entre McVries et Garraty a vraiment été très touchante.

Par contre, si vous n’êtes pas fan des fins ouvertes, vous allez hurler de frustration à la fin. C’est abrupt et « démerde toi pour connaître la suite« . A toi d’imaginer et d’interpréter. A part ça, qui me chagrine un peu parce que je n’aime pas ça, j’ai apprécié cette lecture. J’ai eu plaisir à retrouver la plume de l’auteur.

 

 

Tu t’enfonces jusqu’à ce que tu trouves le fond. Et puis tu creuses dans le lit de l’abîme, et finalement, tu arrives au fond du fond.

•·•

Cela fait déjà mal, de la pire des façons, de savoir qu’on ne sera plus là mais que la Terre continuera de tourner, toujours la même, intacte et tranquille.

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