Le corps – Stephen King (DIFFÉRENTES SAISONS)

Hello les bouquivores !

On se retrouve pour vous parler de la troisième nouvelle du recueil Différentes Saisons de Stephen King: Le Corps.

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Encore une fois, on change radicalement d’univers dans cette troisième nouvelle. La première étant très optimiste dans sa structure (Rita Hayworth et la Rédemption de Shawshank), la deuxième très violente et dure, et là, on se retrouve dans cette troisième histoire dans un registre à la fois morbide et à la fois enfantin. Je ne saurais pas vraiment comment la caractériser finalement.

On se retrouve donc dans une petite ville proche de Castle Rock au sein d’une bande de gamin au début de l’adolescence (vers 12-13ans), en plein été. Il y fait très chaud et ont l’habitude de passer leur journée dans une cabane. Cette petite équipe de jeune me  fait largement repenser au Club des Ratés du fameux Ça. Ils apprennent un peu par hasard par l’intermédiaire du grand frère de Vern que le corps d’un garçon que l’on cherchait depuis quelques jours se trouve près d’une voie ferrée.

Il ne fallu que cette information pour que les quatre garçons: Gordon LaChance, Chris Chambers, Vern Tessio et Teddy Duchamp partent en expédition pour voir de leur propre yeux, le fameux corps d’un enfant du même âge qu’eux. Au fur et mesure de leur épopée, on en apprend un peu plus sur le vécu de chaque garçon, pas toujours très joyeux, entre des cas de violences physiques par des père, allant parfois même jusque la déformation physique. En bref, leur amitié représente un peu une sorte de bulle d’oxygène dans leur quotidien des années 1960.

J’ai adoré découvrir le passé de ces jeunes ados, leur humour et surtout leur philosophie de vie. La quête dure environ deux jours, et qu’est ce qu’il s’en passe des choses en un si peu de temps ! Un passage m’a énormément marqué entre Gordon et Chris (il me semble), sur leur avenir. La façon dont Chris pousse Gordon a les laisser de côté pour avoir l’opportunité de faire des grandes études, m’a vraiment touché.

Une touche de fantastique plane au-dessus de ce roman avec l’idée d’une « malédiction ». Étrangement, après un jeu qui porte malchance, seul Gordon vivra assez longtemps, car les autres ne dépasseront jamais la vingtaine. Ce sont ces petites bribes d’informations parsemées tout au long de la nouvelle qui apporte de la richesse et de le texture à l’écrit.

Cette histoire m’a également fait penser à l’histoire personnelle de King, ayant lui-même vu dans son enfance un de ses amis renversé par un train. C’est également à travers l’insertion de petites histoire racontée par Gordon dans l’histoire, qui sont enfaîte de véritables histoires publiées par King.

Cette histoire nous fait également voir la transition de l’âge de l’enfance à l’adulte à travers la mort. C’est une sorte d’initiation avec une très belle prise de distance que j’ai adoré.

 

 

Encore une fois, une très bonne nouvelle, avec une belle réflexion sur la vie, la mort, l’enfance et l’âge adulte. Je n’attend plus que le podcast du Roi Stephen 🙂

 

 

Charlie et Billy sortaient avec deux grognasses, Marie Dougherty et Beverly Thomas. On ne voit des tas pareils que dans des baraques de foire – des boutons, des moustaches, un vrai carnaval.

•··•

Aucun de nous ne savait quoi foutre. Il ne pleurait pas comme quand on touche une ligne en jouant à shortstop, qu’on reçoit un coup sur la tête en jouant au rubgy ou qu’on tombe de vélo. Physiquement, il n’avait rien. On s’est mis un peu à l’écart et on l’a regardé, les mains dans les poches.

 

 

 

 

 

 

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