Tréfonds – Tom Clearlake

Hello les bouquivores !

Je reviens pour vous parler du plus gros coup de coeur de 2019 avec un roman digne d’un Stephen King !😈

Luca Ferrand est un jeune lieutenant de police prometteur.Jusqu’au jour où il commet une erreur irréparable.Six mois de mise à pied. Au matin d’une nuit d’errance dans Pigalle, il rencontre une jeune femme, Tanya. Elle lui dit être menacée et le supplie de l’aider. Ils vivent une nuit d’amour qui les marque du fer de la passion. Lorsqu’il lui dit qu’il est policier et qu’il peut l’aider, elle disparaît. Quelques jours plus tard, il apprend qu’un corps a été retrouvé.Le corps d’une jeune femme, décapité, gisant dans un container au fond d’une impasse de Pigalle. L’autopsie révèle que cette jeune femme s’adonnait à des pratiques sexuelles extrêmes et qu’elle appartenait corps et âme à ceux qui lui ont ôté la vie. Une esclave, entièrement soumise à la volonté de ses maîtres. Sur son corps, un tatouage étrange. Le même que portait Tanya. Malgré sa suspension, Luca va se lancer dans une enquête acharnée qui va peu à peu accaparer sa raison. Il va s’enfoncer dans les bas-fonds des nuits parisiennes à la recherche de Tanya. Mais les voies qu’il empruntera seront sans espoir de retour.

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Contrairement à L’essence des Ténèbres – Tom Clearlake, que j’ai chroniqué directement à la suite de ma lecture, pour celui-là, je me suis laissée quelques jours pour me remettre de cette lecture coup de poing. Si j’avais vraiment aimé L’essence des Ténèbres, ce n’est rien comparé à Tréfonds, parce qu’il n’y a tout simplement aucun point négatif tellement j’ai aimé.

Avant tout, je tiens à préciser que c’est loin d’être une lecture adaptée pour tous. L’auteur ne nous épargne rien, donc les sensibles s’abstenir ! 

Je ne sais même pas par quoi commencer. Comme je l’ai déjà dit au sein du premier livre de l’auteur, les thrillers ne sont pas mon style de prédilection et j’en lis très rarement parce que ma curiosité ne supporte pas attendre le fin mot de l’enquête. Mais ce n’est pas le cas avec les ouvrage de Tom Clearlake parce qu’il parvient à mêler d’autres genre à ses histoires.

Ici, nous avons affaire à une histoire particulièrement noire, dérangeante et parfois très dure à supporter. Nous plongeons littéralement dans les tréfonds de l’humanité et de tous les plus pervers et cruels vices de l’humanité. L’auteur ne tourne pas autour du pot et nous offre la plus pure noirceur qui puisse exister. Luca Ferrand, jeune lieutenant, n’est pas du tout prêt à ce qui l’attend et surtout à ce qu’il va subir. Il va entrer, sans connaître l’ampleur de l’univers, dans une organisation vieille de plusieurs siècles qui exerce sous la butte de Montmartre. Concrètement, si un jour je visite cet endroit, je pense que je n’aurais de cesse de penser à ce qu’il peut se trouver en dessous.

Au départ, je croyais que l’histoire tournerait tout simplement autour d’un réseau d’esclave sexuelle comme il en existe malheureusement. Etant très fascinée par toutes ces histoires, j’ai l’habitude d’écouter les podcasts de Distorsion  ou encore les vidéos de Victoria Charlton. Mais, cela ne s’arrête pas du tout qu’à ça. Je ne sais pas si vous êtes prêt à entrer dans le puits sans fond des abominations de l’espèce humaine. A la lecture, j’ai vraiment eu cette sensation de retrouver toutes les histoires qui peuvent exister et qui sont inimaginables.

Donc entre organisation puissante et sataniste, secret du Vatican et tréfonds de l’humanité, ce livre est poignant. Les tortures décrites sont dures et violentes, mais je reste intimement persuadée que quelque part ça existe (peut-être pas à cette échelle, mais qui sait ?). Les plusieurs narrations entre les inspecteurs, Luca, Tanya ou encore Radko sont construites intelligemment, et chaque fois que l’on croit comprendre quelque chose, l’auteur nous ramène sur autre chose.

C’est une histoire complète, qui aurait pu être fait sur deux tomes tellement elle est riche et dense mais cela ne dérange absolument pas que ce soit en un bloc. La fin est très surprenante et pourtant très réaliste. L’auteur ne nous vend pas un monde de bisounours et reste conscient face au monde qu’il a construit. Ses personnages ne sont pas des héros surhumains, et c’est donc très logique que le roman s’achève ainsi. Cette part de vérité est très importante pour moi, ce qui explique que j’ai encore plus aimé.

 

Pour conclure, je pense que vous avez compris que ce roman m’a pris les tripes, les a retourner et a fait ce qu’il voulait de moi. L’étude des comportements humains, parfois d’une violence extrême, m’a énormément fait penser à ceux que j’aime tant dans les romans de Stephen King, avec cette clarté sur notre monde si pointue. D’autant plus que cette vision manichéenne de la société est récurrent dans les œuvres de King.

  Je ne peux que vous conseillez de découvrir ce roman. 

 

Le mal est prompt à se répandre, tandis que le bien se raréfie, tout comme l’eau s’assèche sous le soleil brûlant.

•··•

Mais l’on ne peut parler de combat que lorsque les forces opposées ont une part égale de chance de victoire.

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