Les Larmes de Jundur – Noémie Delpra

Hello les bouquivores !

Je suis heureuse de revenir vous parler d’un livre qui m’a extrêmement plu: Les Larmes de Jundur de Noémie Delpra

Qui était son père ? Pourquoi sa mère refuse-t-elle de parler de lui ? Obsédée par ces questions, Lyvia ne se sent pas à sa place au lycée, parmi les jeunes de son âge. Le jour où sa mère se résout finalement à lui dévoiler un infime morceau de son identité, c’est un torrent d’événements qui entraîne Lyvia dans un monde, un conflit et un destin qu’elle n’aurait jamais soupçonnés. Sur les terres d’Héliosis frappées par une mystérieuse Noirceur, des compagnons comme le jeune soldat Evan ou Kalaan le Voyageur lui font prendre conscience de sa place et du rôle qu’elle pourrait jouer… Mais comment distinguer les alliés des ennemis, quand elle peine à reconnaître sa propre mère ? Prise au piège dans les sombres marécages du lac Katel, Lyvia comprendra que le premier ennemi à affronter, c’est elle-même.

Je tiens tout d’abord à remercie l’autrice pour sa confiance ❤️

Par où commencer ? Ça faisait quelques années maintenant que je ne m’étais pas aventurer dans un livre de fantasy tel que celui-ci, et je dois avouer que je ne regrette pas du tout cette expérience. Ce genre de lecture était très importante pour moi durant mon adolescence, et ici, j’ai ressenti énormément d’émotions, qui ne m’avaient plus touché depuis longtemps.

A une période de ma vie, j’écrivais énormément, et c’était toujours autour d’une même idée, semblable à celle initiale du roman. C’est comme si Noémie avait enfin trouvé les mots sur ce que je n’ai jamais réussi à écrire, donc merci pour ça.

Nous sommes donc confronté aux éléments de base d’une fantasy avec cette arrivée de magie et d’un monde tout autre, dans un quotidien ordinaire. Le début aurait pu paraître vu et revu, mais par des détails, au fur et à mesure de la lecture, l’histoire devient addictive et totalement immersive. Bien que Lyvia soit une jeune femme de 16 ans, son comportement n’est pas nécessairement immature et insupportable, ce qui est malheureusement très récurrent dans ce genre de roman. Ici, j’ai apprécié suivre son évolution. Si au début, elle reste assez en retrait et parait en décalage dans son monde, elle parvient au fil de la lecture à s’affirmer, tout en maintenant une once de doute et de remise en question qui ne peut que saluer sa simple humanité. Elle n’est pas une héroïne qui compte tout casser et tuer tous les méchants. On lui colle cette étiquette sans vraiment qu’elle ne le veuille et doit en assumer les conséquences, mais en sera-t-elle capable ?

Je remercie l’autrice du fond du cœur, d’avoir rendu un roman aussi bien travaillé et achevé. Les mystères du début du roman ne sont pas exposés sans aucunes explications. Ils sont assez justement dosés pour nous attirer sans nous faire mourir d’impatience. La rencontre avec Evan et la tournure que prend leur relation a été juste excellente. Cela a pris du temps, l’autrice a posé les bases d’une réelle connaissance avant d’aller de plus en plus loin. J’ai adoré suivre les quelques semaines de voyages auprès d’eux, à apprendre à connaître Evan, son vécu, ses mystères, tandis que Lyvia apprenait à savoir qui elle était.

L’histoire est habilement menée, et j’ai été complètement happer dans l’univers de Noémie. Ce côté addictif dans un roman de fantasy m’était inconnu depuis trop longtemps et je suis heureuse d’avoir pu renouer avec à travers ce roman.

Malheureusement, j’ai quelques petits points négatifs à évoquer. Si les trois quarts du roman m’ont complètement intéressé, la partie chez les Voyageurs a eu tendance à m’ennuyer. Je trouvais cela un peu répétitif et plat, comparé à tous les enjeux qui attendaient Lyvia. A titre perso, j’aurais préféré expédié la chose pour me concentrer sur autre chose. Par la suite, dois-je parler de cette fin tout simplement INJUSTE ? Noémie, explique nous donc pourquoi tu nous malmène ? Je peux (peut-être) comprendre l’intérêt de la chose, mais ça n’en reste pas moins un brise cœur 💔.

Cependant, ces petits points négatifs n’entachent en rien cette excellente découverte. Noémie signe un roman de fantasy achevé, travaillé et diablement bien exécuté. Alors bravo pour ça. A quand la suite ?

Comment lui faire admettre ce qu’elle avait toujours considéré comme une vérité première, que la grandeur de l’homme réside dans sa capacité d’aimer ?

·••·

L’amour est pour les forts. Les faibles, ce sont ceux qui s’estiment incapables de connaître et donc de maîtriser l’amour, et qui préfèrent l’abolir pour se voiler la face !

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