[INTERVIEW] Sandrine Decroix

Hello les bouquivores ! 

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J’ai eu l’immense chance de rencontrer Sandrine Decroix dans ma chère région, en Lorraine, plus précisément au musée Robert Muller de Villers-la-Montagne, afin de réaliser une interview aux côtés de Le monde de Charline. C’était aussi une occasion pour nous de rencontrer une des personnes derrières les éditions Heartless.

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L’interview s’est donc déroulée entre des dédicaces, des sourires, et des discussions des plus intéressantes. Je tiens à préciser que la retranscription de l’interview ne sera pas exactement les paroles de Sandrine, mais plutôt un remaniement de mes prises de notes. 

En plus de son talent à l’écrit, Sandrine est également une talentueuse dessinatrice. Elle aime donné vie à ses personnages, avec sa propre imagination. Elle nous propose donc une version de ses personnages, mais finalement, en existe-t’il bien qu’une ?

On a aussi eu l’occasion de découvrir des bijoux, des marques pages en lien avec l’univers de ses romans

Quand as-tu eu les premières idées ? Et combien de temps cela t’a pris ?

Les premières idées sont apparues durant mon adolescence, vers mes 16 ans. La première version de Mirage’s Memories n’avait pas beaucoup de vocabulaire,  et avait  beaucoup de répétitions. Le mot aéronef, par exemple, n’était pas adapté à l’univers que je voulais créer. C’est donc essentiellement à travers des bases d’anglais, que le vocabulaire spécifique à cette histoire s’est développé.

J’avais énormément de problèmes avec les classiques que j’étais obligé de lire durant ma scolarité, donc difficile d’avoir des exemples pour mon roman. Le roman est situé à une époque lointaine dans le but de se détacher de notre présent. Malgré cela, il faut rester cohérent et c’est là toute la complexité de la chose. Énormément de problématiques politiques, écologiques m’intriguaient et m’intéressaient. Par exemple, le personnage d’Amos est très caricaturale, mais c’est l’impulsion que je voulais lui donner, avec la référence des grands dictateurs connus de l’histoire.

A côté de ça, j’étais une grande fan des Trois Mousquetaires, Dragon Ball Z, Les Chevaliers du Zodiaque. Les lombrics présentés dans l’histoire servent à la dynamique du récit. Et depuis les premiers mots posés, je n’ai jamais cessé d’écrire.

Comment s’organise-t’on pour écrire un roman ?

Je suis une adepte de l’écriture sauvage, sans plan de base. Puis, peu à peu un plan avec les idées de base s’impose avec une trame. En général, je prévois le nombre de chapitres, mais au final, ça peut facilement bouger (par exemple, un roman peut avoir 16 chapitres de prévus, et finir avec une quarantaine). Je tente le plus possible de faire des chapitres courts afin de donner du dynamisme et un côté addictif. J’aime également structurer mes personnages avec des fiches pour chacun.

Quel fut le chemin du roman depuis 1992 ?

Le premier tome a été écrit en 1992, vers 1995 le second. Il a été édité qu’en 2016 avec une première maison d’édition Mélibee, puis chez les éditions Heartless en 2018. Il a été écrit à la base pour mes sœurs.

En tant qu’écrivaine, as-tu eu beaucoup de refus de la part des maisons d’édition ?

Comme tout le monde, oui j’en ai eu beaucoup. Si bien, qu’entre 2007-2008, pour plusieurs raisons, j’ai eu une profonde remise en question sur mes écrits, surtout à la suite d’une mauvaise aventure avec ma première maison d’édition.

As-tu des bêtas-lecteurs ?

Oui, effectivement j’en ai. J’ai notamment une amie qui m’aide à la relecture de mes cinq tomes. On a tous besoin d’avis extérieurs afin de s’améliorer et de voir des choses qui ne nous saute pas aux yeux. Notamment pour la syntaxe ou les répétitions.

Es-tu plus une partisante du papier ou de l’ordinateur ?

Papier pour sur ! La retranscription sur ordinateur n’est qu’une obligation à la fin quand j’ai fini mon premier jet. Généralement, après je réimprime afin de retravailler sur papier.

Combien de temps cela te prend pour écrire un roman en moyenne ?

La version manuscrite me demande entre un an et un an et demi de travail. Après il faut compter le retranscription sur ordi, la relecture, l’impression et encore une lecture. Donc en tout, environ deux ans.

Est-ce que chacun de tes personnages possède une partie de toi, où est-ce une sorte de projection ?

Je dirais une projection. Par exemple pour le personnage d’Orianne, je me suis inspirée de ma sœur pour la définir. J’aime m’introduire dans la tête de chacun de mes personnages et imaginer leurs actions.

Comment reprendre un écrit de jeunesse ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que je ne me suis jamais arrêtée d’écrire. D’autant plus que mon mari m’a toujours soutenu dans mes projets.

Finalement quel est le livre dont tu es le plus fière ?

Question bien injuste ! Au final, chacun apporte quelque chose à ma vie et à leur histoire propre. C’est comme si je devais choisir entre mes enfants !

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Encore merci à toi Sandrine Decroix pour ta disponibilité et ta gentillesse. Et merci au musée Robert Muller pour son accueil. 

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