Deux degrés et demi – Pierre-Etienne Bram

Hello les bouquivores !

Me voilà dans un nouvel article pour vous parler de ma dernière lecture, Deux degrés et demi par Pierre-Etienne Bram

2028. Dix ans après le rapport alarmant du GIEC, la température moyenne a augmenté de deux degrés et demi, démultipliant les conséquences du dérèglement climatique. Un multi-entrepreneur propose à l’ONU un programme écologique radical basé sur un système de notation.
Léo embarque sur un bateau nettoyeur en direction du vortex de déchets de l’Atlantique Nord. Son objectif ? Engranger suffisamment de points pour lui permettre, avec sa famille d’accéder à la seconde partie du projet…

DSC_0086

Je remercie tout d’abord l’auteur pour l’envoi de son ouvrage et de sa disponibilité sur les différents réseaux 💖.

Je vais pas le cacher: j’ai littéralement bouffé ce roman. Moi qui croyait le tenir quelques jours, il ne m’a fallu que deux soirées pour l’engloutir. J’ai été emballé par le réalisme de la situation, la plume très agréable à lire et surtout de cette crédibilité.

L’auteur nous propose un ouvrage tout à fait aboutit et achevé, criant d’un réalisme actuel qui fait froid dans le dos. Il nous propose comment dans une société où il n’y a quasiment plus aucun espoir pour la planète, où la pollution obstrue l’air et où il n’y a presque plus aucune ressource, quelles sont les solutions envisageables dans un cas si grave. J’ai été totalement emballé par la proposition audacieuse de Luke Mons. J’ai moi-même été complètement sous le charme de ce programme et je ne m’attendais pas à ce retournement de situation.

Les différentes phases se succèdent avec logique et chaque fois on passe un nouveau palier et on se dit : « Ah ouais, quand même« . Dans notre société, où on a tendance à plus se voiler la face qu’autre chose, être confronté à ce genre d’ouvrage, ça nous remet bien droit dans nos basket comme je dirais. Ce n’est pas non plus un ouvrage qui se veut moralisateur et donneur de leçon. J’ai plutôt ressentit la chose comme une simple projection de notre futur, une possibilité qui est si crédible, qu’on ne peut pas mettre de côté.

Après cela, ma partie préférée, c’est probablement les trois premiers quart du livre. Vivre cette nouvelle façon de vivre, d’essayer de limiter les ressources, cette course pour parvenir au quelques élus et pour finir dans la dernier phase avant le sommeil de 40 ans… Wahou. Bravo à l’auteur d’avoir pu écrire quelque chose dans cette veine là.

Par la suite, je ne dirais pas que j’étais été déçue, car c’est très loin de ce que j’ai ressentie, mais je m’attendais vraiment à un gap de 40 ans. J’aurais vraiment voulu avoir cette vision du futur et du coup avoir un recul sur la situation (si l’auteur veut refaire un livre avec cette vision, je prend de suite !!). La suite est quand même excellemment bien mené et on évolue au côté notamment de Luke Mons et de sa folie qui prend de plus en plus de place.

Par moment, cette histoire m’a rappelé celle de Silo de Hugh Howey qui est une histoire de science-fiction à couper le souffle, tant elle est profonde, riche en détails et fait froid dans le dos. Il y a vraiment quelques points de similitudes que j’avais adoré au sein de Silo, donc les retrouver ici, j’étais joie.

 

En outre, c’est une excellente histoire travaillé et qui mérite amplement sa place au côté d’autres ouvrages du même genre. Il se défendra sans aucun problème et je le conseille réellement, rien que pour la claque que l’on se prend. Cependant, il me manque cette petite prise de distance dans la temporalité que je voulais tant et que j’aime tant dans ce genre d’ouvrage. Mais cela reste amplement une question de forme plus que de fond.

 

 

Il était utopique de compter sur les politiques, et encore plus de supposer que l’individu appellerait à faire une révolution, ou qu’une prise de conscience collective prendrait le dessus. Sans sanction, il ne peut y avoir de réaction, c’est le propre de l’homme d’aller à la facilité.

•··•

Savez-vous pourquoi vous avez tous échoué ? Car vous avez agi en tant que dirigeant d’un pays, et non en tant qu’habitant de cette terre. Vous n’avez pensé qu’au micro, au lieu de voir le macro. Vous supposiez que demain, ça irait mieux, mais vous vous êtes trompés, car demain, ce sera pire. L’erreur est humaine, malheureusement on n’aura pas de seconde chance.

2 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s