Lily Haimes – Avis global ( A l’ombre de nos secrets / Abysses / Wild Heart / En Miroir)

Hello les bouquivores !

J’ai décidé d’écrire un seul article sur les ouvrages que j’ai pu découvrir de la merveilleuse Lily Haimes !

C’est grâce à une super amie de Bookstagram, Marie de @histoireseffetmer que j’ai pu découvrir cette autrice de talent, qu’est Lily Haime ! A ma connaissance, tous ses livres sont des romances M/M (en tout cas tout ceux que j’ai lu), donc je préfère le préciser au cas où certaines personnes n’aiment pas. En tout cas, ma première lecture a été:

A l’ombre de nos secrets

Seconde Guerre mondiale. La passion interdite entre un officier allemand et un résistant français, qui repousseront sans cesse les limites pour survivre et combattre la barbarie. À quatre-vingt-onze ans, Julien vit aux États-Unis entouré de sa grande famille. Une famille qui ne connaît rien de son passé. Ce jour-là, au crépuscule de sa vie, il se souvient, pour eux… En 1941, Julien a dix-neuf ans. Le domaine familial, en région bordelaise, est occupé par l’armée allemande. Idéaliste et courageux, le jeune homme se tourne vers la résistance, alors même que l’ennemi est sous son toit. Un ennemi qui peut avoir de nombreux visages… dont celui, saisissant, de Engel, soldat de la Werhmacht qui ne cautionne aucune des horreurs commises par son propre camp, et éveille en Julien des sentiments coupables. À l’heure trouble de l’un des plus grands génocides de l’histoire, au milieu de ces hommes et de ces femmes qui se soulèveront pour leur liberté, l’attirance qu’ils éprouveront l’un pour l’autre les mettra toujours plus en danger. L’amour peut-il vraiment triompher de la guerre et des préjugés ?

C’est le premier que j’ai pu découvrir, mais aussi l’un de mes préférés. En plein contexte de la seconde guerre mondiale, on va suivre Julien sur l’ensemble de ces années sombres et bien plus encore.

Ce roman est un concentré d’émotions brutes qui vous retourne l’esprit et le cœur. Je ne peux pas dire mieux que ça. Le contexte de la guerre, les tabous de l’époque, les morts, la violence et le deuil, sont autant d’éléments qui font que ce livre ne vous laissera en aucun cas de marbre. Marie m’avait prévenu, mais je crois que je n’étais quand même pas prête à ça.

En vérité, dès le premier chapitre, j’ai eu les larmes aux yeux. Parce que certains passages se déroulent à la fin de la vie d’un des personnages et on s’imagine tout et n’importe quoi pendant tout le long. C’est poignant, beau, et parfois brutal, mais tellement réaliste. Ce roman n’est pas fait pour idéaliser un couple, mais simplement la raconter. Il est là toute la différence. On vit chaque instant auprès de Julien et de Engel mais également de leurs proches. On sent les jours et les mois passés à leurs côtés sans jamais éprouver une seule fois l’ennui.

Ce roman m’a littéralement pris le cœur, la retourner et l’a surement aussi un peu écrasé. C’est un véritable coup de cœur, et si je devais en conseiller un, il ferait partie de mon top 3.

«Ce ne fut pas doux.
Ce fut un lâcher prise.
Ce fut une manière de pleurer enfin tous nos morts et toutes nos pertes. De hurler contre l’horreur, contre tout ce qu’on nous prenait, contre cette guerre. De frapper de toutes nos forces, pour expulser les colères qui nous bousillaient.
Et s’aimer quand même.
S’aimer malgré tout.
S’aimer à s’en rendre complètement fous.»

·••·

Wild Heart

« Es-tu en colère Gabriel ? »
Cette question, le docteur Grant la lui a posée pendant trois ans, à chaque début de séance, durant toute sa détention au centre correctionnel de Red Wing. Quand Gabriel en sort, elle reste dans sa tête comme un disque rayé. Bien sûr qu’il est en colère, il l’a toujours été et il l’était surtout au lycée, où il voyait Vicky, ce garçon un peu trop souriant, un peu trop heureux. Ce garçon aux habits colorés, aux yeux gris, et qui semblait le regarder différemment. Un jour, Gabriel l’a poussé un peu trop fort. L’instant d’après, Vicky gisait au bas d’un escalier, sa jambe brisée. Handicapé, à jamais…
Depuis qu’il est sorti du centre correctionnel, Gabriel essaie de refaire sa vie. De travailler dans un garage. De renouer des liens avec sa sœur. Il écrit des lettres, aussi, des lettres d’excuse qu’il n’envoie jamais. Il se bat pour trouver un certain équilibre et contrôler cette rage qui le dévore… jusqu’au jour où, par hasard, sa route recroise celle de Vicky.

Après l’énorme claque que je me suis prise avec A l’ombre de nos secrets, j’ai continué ma découverte avec Wild Heart. On redescend un poil dans l’intensité à mon sens, mais on ne crache absolument pas sur les sujets forts. En réalité, Lily Haime ne doit pas aimer les êtres lisses et parfaits. On est toujours confronté à des hommes avec un vécu, soit douloureux, soit violent, parfois les deux et ce n’est jamais « tout beau, tout rose » et heureusement ! Elle nous propose une diversité dans les relations de couple qui est juste incroyable.

Wild Heart est une magnifique histoire qui mêle énormément de douceur, de dureté mais aussi de tristesse. On se retrouve avec des personnages tourmentés, comme Gabriel qui a mal commencé sa vie d’adulte en passant trois ans dans un établissement correctionnelle après avoir eu un geste déplacé envers un élève qui l’a rendu handicapé. Mais malgré les années, Gabriel ressent en lui toujours une colère incroyable et passe ses nuits à ressasser ses souvenirs qui se transforment en cauchemars.

Au fur et à mesure de l’histoire, on s’attache a ces deux personnages qui ont leur propre façon de s’appréhender, parfois avec violence et parfois avec douceur. Encore une fois, ce sont des montagnes russes d’émotions que nous livrent l’autrice.

 

«Il n’y avait pas de réveil possible, pas de lumière à allumer pour chasser les ombres. Elles resteraient au-dessus de nos têtes. Elles s’accrocheraient à nos pas, comme des chaînes. Elles seraient nos fantômes, nos revenants, et nous ne pourrions plus jamais nous en défaire.»

·••·

Abysses

« L’un est mon enfer… »À la mort de sa mère, Rafael se retrouve seul dans les rues de Boston, cette ville qui l’a vu grandir. Une nuit, dans une impasse sans lumière, il rencontre Charles et, avec lui, le monde obscur de la prostitution. Dix ans plus tard, les trottoirs qu’il arpente ont l’éclat des beaux quartiers. Chaque dollar qu’il empoche porte quelques gouttes de son sang, quelques-unes de ces larmes qu’il ne verse jamais. Pourtant, tous les dimanches sans exception, il revient quand même vers Charles.Un jour de hasard, il croise Caleb, un petit génie de l’aéronautique, élève surdoué du MIT. Rafael plonge alors dans un regard gris qui lui murmure quelques vérités. Petit à petit, un pas après l’autre, d’une lueur vacillante aux lendemains incertains, Rafael se laisse approcher, se laisse émouvoir. Malgré ces portes qui se ferment sur lui, ces chambres où il se perd, il laisse Caleb lui murmurer une autre façon d’aimer.« … l’autre est mon espoir. »

Cette fois-ci, c’est limite avec hâte que je me suis lancée dans mon troisième Lily Haime. Je n’ai plus peur à présent de dire que c’est une autrice de talent incroyable, et que je continuerai à suivre ses écrits pendant un moment, je pense.

Avec Abysses, on est clairement pas dans un roman à l’eau de rose, non non et encore non. Ici on plonge encore plus dans les bas fond de l’humanité, alors n’hésitons pas a aborder le point de la prostitution masculine. C’est un sujet, qui est à mes yeux, bien trop peu discuter. La prostitution féminine est un élément que l’on connait tous, mais celle masculine reste quelque chose de très cachée et dissimulée. Pourtant cela existe. Et ce roman de Lily Haime en parle extrêmement bien.

J’ai été très touchée par l’histoire de Rafael, par sa spirale infernale et ces tentatives désespérées pour s’en sortir. Comment sortir de cet engrenage quand on a connu que ça ? Quand même notre identité en est complètement dépendante ? On a également une chance incroyable de pouvoir être proche de sa famille d’«adoption», qui sont juste des personnages géniaux et merveilleusement bien décrits. Chacun a leur manière m’ont touché et surtout je les ai aimé durant toute ma lecture.

C’est un roman très dur, et qui ne lésine pas sur les détails, mais pourtant c’est ce qui donne son aspect si vrai, si réaliste.

«À toutes les victimes de la cruauté humaine. À toutes celle qu’on a ignorées. Qu’importe l’endroit où l’on vit ou celui où l’on travaille, que ce soit dans un bureau au dernier étage d’un building ou sur les trottoirs les plus sombres d’une vielle, aucun viol ne doit être tu, aucun coup ne doit être oublié, aucune blessure ne doit être banalisée. Rien ne cautionnera jamais le doubleur, parce qu’elle ne sera jamais justifiée.»

En miroir

Indiana a dix-sept ans lorsque son frère, que les médias ont surnommé le Violoncelliste de Washington, est envoyé dans le couloir de la mort. Huit ans plus tard, il est étudiant en criminologie à l’université de Columbia, à l’autre bout du pays. La semaine il vit dans son petit studio de Harlem et les week-ends il rentre au Centre d’Éthologie de Rick Karl, là où il a échoué cinq ans plus tôt, abîmé et perdu.

Grâce à Rick et à Cruz, un cheval aussi sauvage que lui, Indiana se reconstruit jusqu’à retrouver une vie normale, un peu fragile parfois, mais à laquelle il s’accroche plus que tout. Entre ses amis, cette famille de cœur, ces hommes qu’il aime pour quelques heures, il profite d’un quotidien qui s’égrène au fil des jours tranquilles.

Jusqu’à ce que le Prêtre abandonne sa première victime dans les rues de New York.

En Miroir est mon dernier en date de l’autrice, et je lui attribue la première place dans mon classement. Ce roman est très différent de A l’ombre de nos secrets, mais finalement il m’a un petit plus touché par son histoire.

Depuis toute petite, je suis fascinée par les histoires de disparitions, de meurtres, mais aussi sur comment des gens peuvent survivre à ça, quand ils ont connus des drames aussi affreux. Ici, on est clairement dans une atmosphère dans ce style. Comment vivre en sachant que son frère est un tueur en série ? Comment avoir sa propre identité quand on a faillit se faire tuer par ce frère que l’on admirait tant ?

Cette histoire est touchante, bouleversante mais connait aussi un dénouement explosif. L’auteur n’hésite pas a combiner ça avec le tabou de l’homosexualité dans le judaïsme, et le tout donne quelque chose d’incroyable, de déchirant mais aussi de puissant.

 

«Plus leur silence durait et plus je me sentais fébrile. Comme si le ciel allait me tomber sur la tête et que j’exploserais sous son poids, parsèment le sol de mille éclats, de morceaux de moi.»

 

 

En bref, je suis tombée amoureuse littéralement de la plume de cette femme. Je n’ai jamais été déçue, et je ne compte absolument pas m’arrêter là.     

Au fur et à mesure, je vais me faire l’ensemble de ses écrits, et vous devriez sincèrement en faire pareil !

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. lo.ryl dit :

    Hello!
    De mon côté j’ai lu Malibu et L’effet papillon et j’avais adoré ❤️
    Du coup il me reste Mathias dans ma PAL, et là je vais commencer « ainsi battent les cœurs amoureux ».
    Mais j’ai envie de tous les avoir ! c’est une énorme découverte pour moi aussi 🥰

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou !! Je ne pense pas qu’on puisse rester de marbre face a cette auteure 🥰

      J'aime

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